Après quelques jours a Lima… (9 janvier, 2010)
Posted by Marika Escaravage on July 29th, 2010
9 de Enero, 2010—la Casa Roja
Me voici, au début d’une troisième journée à Lima. Isabelle, une autre stagiaire, l’a bien dit : après avoir passé deux jours dans la capitale péruvienne, on se sent comme si on y avait passé une semaine ! Pourquoi ?
Permettez-moi d’abord de me présenter. Je me nomme Marika, et j’en suis au dernier semestre d’un bac en développement international et mondialisation avec mineure en psychologie. Grâce au programme de stages internationaux de ma faculté, j’ai la chance d’obtenir des crédits en travaillant à temps plein pour une ONG péruvienne. Heureusement, tout au long de mon bac j’ai acquis des connaissances en ce qui a trait aux ONGs canadiennes grâce à du bénévolat et du travail (à temps complet et à temps partiel) chez SOS Villages d’Enfants Canada, TransFair Canada, Youth Challenge International et Ingénieurs Sans Frontières.
L’ONG pour laquelle je travaille à Lima se nomme Acción por los Niños. Cet organisme travaille pour la protection et la promotion des droits des enfants et des adolescent(e)s au Pérou. Ses programmes principaux concernent l’exploitation et l’abus sexuel des enfants, le trafic humain, et la collaboration avec les institutions municipales de protection de l’enfance. Dans les mois à venir, j’aurai certainement plus à vous raconter là-dessus.
Sans aucun décalage horaire, mes quelques premiers jours ici m’ont laissé épuisée ! Réussir à aller d’un point à une autre dans cette ville est toute une aventure ! Dieu merci pour Juan, notre contact chez SUM Canada (le bureau de l’ONG EUMC à Lima) qui nous a grandement faciliter la tâche. Je vous expliquerai pourquoi.
Lima, une ville de plus de huit millions d’habitants a, selon moi, peu de ressemblance à Ottawa. Ceci rend les choses intéressantes ! Bien que le quartier où j’habite soit très tranquille, le centre-ville de Lima, que nous avons visité, déborde de touristes autant que de « Limeños » (habitants de Lima).
Le plus grand défi auquel j’aurai à faire face, est de maîtriser le transport. Vous pensiez que la grève d’OC Transpo a causé un désordre l’hiver dernier ? À Lima, il n’y a pas qu’une seule compagnie qui gère ou régule le transport en commun, mais plusieurs! Il n’y a même pas une seule sorte de véhicule, mais plusieurs ! Les gens se promènent en grands nombres en taxi, microbus, ou dans une des plusieurs « combis asesinas ». Les « combis » sont des fourgonnettes blanches bourrées de passagers, qui arrêtent n’importe où et qui se faufilent dangereusement entre les autres véhicules. Avec ma taille de 5’9, mes jambes ne font pas entre les petits bancs et je dois protéger ma tête en raison du plafond. « Asi es la vida! » (telle est la vie). Les Péruviens n’ont aucun problème.
La circulation à Lima ressemble à un jeu de Tetris dans lequel le mouvement des pièces n’est pas limité aux angles droits ou aux lignes droites. La signalisation est une suggestion et le fait qu’une auto, un bus, une moto ou un piéton occupe déjà une place n’empêche aucunement un autre véhicule de tenter de l’occuper. Ce chaos reflète bien le fait que Lima est une ville vivante, vibrante et colorée où il vaut mieux rester aux aguets pour se protéger et pour mieux profiter de ses diverses activités. Comme je l’ai mentionné plus tôt, c’est tout un contraste avec l’ordre, le calme et la sécurité de notre chère capitale canadienne ! Cela dit, j’adore. Je me sens comme un jeune enfant qui découvre son monde pour la première fois, qui connaît si peu sur le fonctionnement des choses. Quelle façon merveilleuse de terminer un bac : avec un rappel que « tout que je sais c’est que je ne sais rien ».
Mari

